DJI a inscrit le Mavic 2 Pro parmi les produits dont les services seront suspendus le 31 août 2026. Cette fin du support constructeur ne signifie pas que le drone cessera de démarrer ou de voler à minuit. Elle signifie que son propriétaire ne pourra plus compter sur DJI pour les demandes liées au produit, l’assistance technique et la maintenance annoncées dans l’avis officiel.
Le Mavic 2 Pro peut donc rester utile après l’échéance, mais le risque change de nature. L’état des batteries, la disponibilité des pièces, la compatibilité de DJI GO 4 et les conditions réglementaires deviennent plus importants que la seule qualité de sa caméra. Voici comment choisir entre maintien en service, revente et remplacement sans confondre fin du SAV et obsolescence immédiate.
DJI met fin au support du Mavic 2 Pro le 31 août 2026
Ce que DJI arrêtera réellement
L’avis officiel de DJI, intitulé « Notice of Suspension of Service and Support for Old Product Series », mentionne le Mavic 2 Pro, une fin de production en août 2021 et une suspension des services le 31 août 2026. DJI indique qu’après la date prévue, il ne fournira plus de services comprenant les demandes liées au produit, l’assistance technique et la maintenance. Le constructeur invite les utilisateurs à passer à un produit plus récent.
Cette formulation est large pour le SAV, mais elle n’annonce ni désactivation à distance, ni retrait automatique de l’application, ni interdiction de vol, ni calendrier distinct d’arrêt des téléchargements. Ces sujets doivent être vérifiés séparément.
À retenir. La fin du support constructeur n’est pas une interdiction de vol. Le drone reste soumis à son état technique, au logiciel disponible et aux règles applicables à chaque opération.
Arrêt de production et fin du support : deux dates différentes
DJI date la suspension de production d’août 2021. Le 31 août 2026 correspond à la fin annoncée des services, soit cinq ans plus tard. L’arrêt de production décrit la fin de la fabrication ; l’arrêt de commercialisation dépend des stocks et des canaux de vente ; la fin du support concerne les services du constructeur.
Ces étapes n’ont pas le même effet. Un appareil peut rester fonctionnel et circuler sur le marché de l’occasion après sa production, tout en devenant plus difficile à réparer lorsque le fabricant ne prend plus en charge le modèle.
Votre Mavic 2 Pro cessera-t-il de fonctionner le 31 août ?
Fin du SAV ne signifie pas désactivation du drone
DJI ne dit pas que le Mavic 2 Pro cessera de fonctionner. Un drone sain, sa radiocommande et une batterie fiable peuvent continuer à être utilisés. En revanche, une panne après l’échéance pourra devenir plus longue, plus coûteuse ou impossible à traiter par le constructeur.
La décision ne doit donc pas reposer sur la date seule. Elle dépend de la tolérance au risque : un particulier volant rarement dans un environnement dégagé peut accepter une plateforme ancienne, tandis qu’un professionnel dont la mission dépend d’un matériel disponible et réparable cherchera davantage de continuité de service.
Que vérifier côté application et firmware ?
Le Mavic 2 Pro utilise DJI GO 4. Au 16 août 2026, DJI conserve une page de support Mavic 2, le produit dans son centre de téléchargement, ainsi que des ressources pour DJI GO 4 et DJI Assistant 2 for Mavic. Cela confirme une disponibilité actuelle, pas une garantie de maintien futur.
Avant l’échéance, il est prudent d’effectuer les actions suivantes.
- vérifier que DJI GO 4 s’ouvre et se connecte sur le téléphone réellement utilisé ;
- noter les versions du drone, de la radiocommande, des batteries et de l’application ;
- conserver localement le manuel et les documents utiles proposés légalement par DJI ;
- tester le flux complet, mise sous tension, liaison radio, retour vidéo, GPS et enregistrement ;
- éviter une mise à jour de téléphone ou de système mobile juste avant une mission sans essai préalable.
La page historique Mavic 2 affiche encore des exigences anciennes, iOS 10.0.2 ou version ultérieure et Android 5.0 ou version ultérieure, accompagnées d’une liste de téléphones de l’époque. Elle ne prouve pas une compatibilité exhaustive avec chaque appareil iOS ou Android récent. Conserver un téléphone testé peut être pertinent, à condition de maintenir sa sécurité et sa batterie.
Peut-on encore voler avec un Mavic 2 Pro en France ?
Le Mavic 2 Pro pèse environ 907 g et a été mis sur le marché avant 2024 sans marquage de classe européen. En catégorie ouverte, l’EASA classe les drones anciens sans marquage de classe de moins de 25 kg en A3 depuis le 1er janvier 2024. Il faut notamment ne pas survoler de personne non impliquée, rester à au moins 150 m des zones résidentielles, commerciales, industrielles ou récréatives, voler à vue et respecter la limite générale de 120 m.
En France, l’exploitant doit être enregistré comme exploitant européen d’UAS et le télépilote doit avoir suivi la formation A1/A3. Le drone dépassant 800 g, son propriétaire doit aussi l’enregistrer sur AlphaTango et respecter les obligations françaises de signalement électronique. Les restrictions locales restent à contrôler avant chaque vol sur la carte officielle. Le statut professionnel ne change pas à lui seul de catégorie : un usage à faible risque peut relever de la catégorie ouverte ; une opération qui sort de ses limites relève de la catégorie spécifique et de ses démarches propres.
Pour approfondir les distances, les démarches et les zones, consultez notre guide sur la réglementation des drones en France en 2026.
Garder son Mavic 2 Pro : dans quels cas cela reste pertinent ?
Vérifier l’état du drone
Un maintien en service reste cohérent si le châssis, les bras, les moteurs, la nacelle, les capteurs, la radiocommande et le chargeur ne présentent ni choc, ni jeu, ni comportement anormal. Un historique de crash ou une erreur intermittente doit peser davantage après la fin du SAV, car la voie de réparation se réduit.
Le guide Senkōra sur l’entretien d’un drone détaille les contrôles à faire sans démonter des organes sensibles.
Contrôler les batteries
Une batterie gonflée, endommagée, déséquilibrée ou dont l’autonomie chute nettement doit être retirée du service. Le nombre de cycles ne suffit pas : l’âge calendaire, la température et le niveau de charge pendant le stockage influencent aussi son état.
La boutique DJI France affiche encore une fiche de batterie Mavic 2, mais celle-ci était en rupture de stock lors de notre vérification du 16 août 2026. Le chargeur officiel était indiqué indisponible dans la région. Il ne faut donc pas interpréter l’existence d’une page produit comme une disponibilité garantie, ni acheter préventivement une batterie ancienne sans contrôler sa provenance et son état réel.
Vérifier les pièces et consommables disponibles
Inspectez les hélices, câbles, protections, chargeur et connecteurs déjà possédés. Pour toute pièce proposée par un tiers, exigez une compatibilité explicite avec le Mavic 2 Pro et évitez les composants de sécurité sans origine vérifiable. Un réparateur indépendant peut parfois intervenir après DJI, mais sa compétence, ses pièces, son diagnostic et sa garantie doivent être vérifiés au cas par cas.
Vérifier la compatibilité logicielle
Un téléphone dédié et déjà testé réduit le risque de rupture logicielle, mais crée aussi une dépendance à un appareil vieillissant. Testez régulièrement DJI GO 4, la liaison, les cartes et les fonctions indispensables sans attendre le jour du vol. Une ressource encore téléchargeable aujourd’hui peut disparaître ou devenir incompatible demain.
Vérifier que son usage reste réglementairement possible
Le maintien est surtout réaliste si vos lieux de vol sont compatibles avec l’A3. Pour une pratique fréquente près de zones résidentielles ou récréatives, les distances requises peuvent annuler l’intérêt pratique du drone. Avant de raisonner caméra, commencez donc par cartographier les missions réellement possibles.
Faut-il revendre son Mavic 2 Pro ?
Les arguments en faveur d’une revente
Une revente avant l’échéance peut se défendre si le drone vole peu, si les batteries approchent de leur fin de vie ou si vos usages exigent une classe européenne plus favorable. Elle permet de transférer un matériel encore vérifiable, à condition que l’acheteur soit informé de la fin prochaine du support.
Il n’existe pas de cote universelle retenue ici. Le prix dépend du nombre et de l’état des batteries, de l’historique, des accessoires et du marché au moment de la vente.
Les risques pour l’acheteur d’occasion
L’acheteur reprend un risque de panne sans garantie de réparation DJI, des batteries anciennes et une dépendance à DJI GO 4. Il doit également vérifier que l’A3 correspond à ses lieux de vol. Un prix bas ne compense pas un drone immobilisé, une nacelle fragile ou une batterie douteuse.
Les informations à communiquer lors d’une vente
Fournissez le numéro exact du modèle, les factures disponibles, l’historique de chocs et de réparations, le nombre de batteries, leurs cycles et anomalies, les versions logicielles, l’état du chargeur et la liste des accessoires. Mentionnez clairement la date de fin de support DJI. Effectuez aussi les opérations de dissociation de compte prévues par DJI et vérifiez leur réussite avec l’acheteur.
Par quoi remplacer un DJI Mavic 2 Pro en 2026 ?
DJI France commercialise actuellement plusieurs générations plus récentes. Le bon remplacement n’est pas forcément le modèle le plus cher : il doit résoudre une limite réelle du Mavic 2 Pro et rester adapté aux lieux de vol.
Pour la photographie et la vidéo
Le DJI Mavic 4 Pro vise la création haut de gamme avec une caméra principale Hasselblad et deux télécaméras. Il constitue la continuité la plus ambitieuse, mais son coût, son volume et sa classe doivent être évalués. Le DJI Air 3S, doté d’une caméra principale de type 1 pouce et d’une télécaméra moyenne, représente un compromis plus transportable pour les créateurs hybrides.
Avant de décider, comparez les usages dans nos sélections des meilleurs drones photo en 2026 et des meilleurs drones vidéo en 2026.
Pour voyager léger
Le DJI Mini 5 Pro est l’option actuelle à examiner si l’encombrement et une masse inférieure à 250 g priment. Ce changement peut simplifier certains scénarios en catégorie ouverte, sans supprimer l’enregistrement de l’exploitant pour un drone équipé d’une caméra ni les restrictions de zone. Notre guide quel drone choisir pour voyager replace la masse dans l’ensemble du besoin.
Pour un usage professionnel
Un professionnel doit mesurer le coût d’immobilisation, la disponibilité d’un matériel de secours, le support, la traçabilité de maintenance et le cadre opérationnel. Une flotte récente n’est pertinente que si elle réduit un risque ou apporte un gain mesurable. Pour les opérations dépassant la catégorie ouverte, le remplacement doit aussi être compatible avec l’autorisation ou le scénario envisagé.
Pour réduire les contraintes réglementaires
La classe européenne et la masse comptent autant que la caméra. Un drone récent marqué C1 ou un modèle de moins de 250 g peut ouvrir des conditions différentes de celles du Mavic 2 Pro ancien en A3. Cela ne donne jamais un droit de voler partout : personnes, hauteur, zones interdites, enregistrement et compétence restent à examiner.
| Option | Pertinent si | Points à vérifier |
|---|---|---|
| Conserver | Le drone répond encore au besoin et l’A3 convient | Batteries, état, pièces, DJI GO 4 et lieux de vol |
| Revendre | Le besoin diminue ou un renouvellement est déjà prévu | Transparence, état, batteries, compte et valeur datée |
| Remplacer | Les contraintes ou le risque d’immobilisation deviennent trop forts | Gain réel, classe, coût complet, support et pérennité |
La fin du Mavic 2 Pro révèle un nouveau critère : la pérennité
Support, batteries et logiciels font partie du coût réel
La valeur d’un drone ne se limite pas à sa caméra, son autonomie annoncée ou son prix neuf. Elle dépend du nombre d’années pendant lesquelles les batteries, pièces, applications, firmwares et compétences de réparation restent accessibles. La réglementation peut aussi réduire les usages possibles bien avant que le capteur soit techniquement dépassé.
Cette question complète notre analyse sur l’intérêt d’acheter encore un drone DJI, sans préjuger de la durée de support d’un modèle récent.
Vers un indice de pérennité des drones Senkōra
Senkōra prépare le principe d’un indice de pérennité des drones. Il pourrait documenter l’âge du modèle, le statut du support constructeur, les batteries et pièces disponibles, la compatibilité logicielle et la situation réglementaire. Il s’agit d’un projet éditorial, pas encore d’une note disponible ni d’une garantie sur la durée de vie future.
Un tel indice devra dater chaque information, séparer les faits des estimations et éviter de favoriser mécaniquement la nouveauté. Un appareil ancien mais réparable peut être plus durable qu’un produit récent dont les consommables sont propriétaires et peu documentés.
Que faire avant le 31 août 2026 ?
- Examinez le châssis, les bras, moteurs, capteurs et la nacelle.
- Contrôlez chaque batterie, son état physique, ses cellules et son autonomie réelle.
- Testez le chargeur, la radiocommande, les câbles et les hélices.
- Sauvegardez les manuels et documents utiles encore proposés par DJI.
- Notez les versions de DJI GO 4, du firmware, de la radiocommande et des batteries.
- Vérifiez la connexion et le retour vidéo avec le téléphone qui servira réellement.
- Lancez sans attendre une demande de réparation DJI si une anomalie le justifie.
- Vérifiez l’enregistrement, la formation A1/A3, le signalement et vos zones de vol.
- Comparez le coût du maintien, le risque d’immobilisation et le gain réel d’un remplacement.
- Programmez une nouvelle vérification le 31 août ou le 1er septembre 2026.
FAQ
Quand DJI arrête-t-il le support du Mavic 2 Pro ?
DJI fixe la suspension des services du Mavic 2 Pro au 31 août 2026. Son avis officiel distingue cette échéance de la fin de production, datée d’août 2021.
Le DJI Mavic 2 Pro fonctionnera-t-il encore après le 31 août 2026 ?
La fin du support n’est pas une désactivation annoncée. Un exemplaire en état peut donc continuer à fonctionner, sous réserve de batteries fiables, d’un logiciel compatible et d’un usage conforme à la réglementation.
DJI réparera-t-il encore un Mavic 2 Pro après cette date ?
DJI indique qu’il cessera les demandes liées au produit, l’assistance technique et les services de maintenance après l’échéance. Une réparation constructeur ne doit donc plus être présumée disponible après le 31 août 2026.
Peut-on encore voler avec un Mavic 2 Pro en France en 2026 ?
Oui, si le vol respecte le cadre applicable. Sans marquage de classe, ce drone ancien relève en catégorie ouverte de la sous-catégorie A3, avec formation A1/A3, enregistrement de l’exploitant, distance des zones urbaines et autres obligations françaises.
Faut-il acheter des batteries avant la fin du support ?
Pas automatiquement. Une batterie ancienne ou mal stockée peut être plus risquée qu’utile. Il faut vérifier sa provenance, sa date, son état physique, son historique, l’équilibrage des cellules et sa capacité réelle avant tout achat.
Est-il encore intéressant d’acheter un Mavic 2 Pro d’occasion ?
Seulement si le prix reflète la fin prochaine du support et si l’état du drone, des batteries, du chargeur et du compte associé est vérifiable. L’acheteur doit aussi accepter les limites logicielles, réglementaires et de réparation.
Quel drone choisir pour remplacer un Mavic 2 Pro ?
Le choix dépend du besoin : Mavic 4 Pro pour une plateforme photo-vidéo haut de gamme, Air 3S pour un compromis plus transportable ou Mini 5 Pro pour alléger l’ensemble. La classe, la caméra, le support et le coût complet doivent être comparés.
Résumé en 5 points
- DJI fixe au 31 août 2026 la fin des services pour le Mavic 2 Pro, après une fin de production indiquée en août 2021.
- DJI annonce l’arrêt des demandes liées au produit, de l’assistance technique et de la maintenance, sans annoncer une désactivation automatique du drone.
- Un Mavic 2 Pro en état peut encore être utilisé après l’échéance si ses batteries, ses logiciels et ses accessoires restent fiables.
- En France, ce modèle ancien sans marquage de classe relève de l’A3 en catégorie ouverte et doit respecter les obligations d’enregistrement, de formation, de distance et de signalement applicables.
- Un remplacement devient pertinent lorsque le risque de panne, l’indisponibilité des pièces, les limites de DJI GO 4 ou les contraintes de l’A3 dépassent les bénéfices du maintien.
Réponse rapide
Après le 31 août 2026, un DJI Mavic 2 Pro ne sera pas automatiquement désactivé ou interdit de vol. DJI annonce la fin des demandes liées au produit, de l’assistance technique et de la maintenance, ce qui augmente le risque d’immobilisation en cas de panne. Le conserver reste raisonnable si le drone est sain, ses batteries sont fiables, DJI GO 4 fonctionne sur un téléphone testé, les pièces indispensables sont accessibles et vos vols respectent la réglementation, notamment l’A3 pour ce modèle ancien sans marquage de classe. Acheter une vieille batterie par précaution n’est pas toujours judicieux : son âge et son stockage comptent. Le remplacement n’est donc pas automatique. Il devient pertinent si votre usage professionnel exige une forte disponibilité, si vos lieux de vol sont incompatibles avec l’A3 ou si une plateforme récente apporte un gain concret de caméra, de masse, de classe et de support.
Sources officielles à consulter
- DJI - Notice of Suspension of Service and Support for Old Product Series
- DJI - Support for Mavic 2
- DJI - Mavic 2 Product Information
- DJI France - Drones caméra
- EASA - Drone Open Category, applicable depuis le 1er janvier 2024
- Ministère chargé de l’Aviation civile - Exploitation de drones en catégorie ouverte
- Ministère chargé de l’Aviation civile - Exploitation de drones en catégorie spécifique






